maladie de chron

La prise en charge du traitement aigu et d'entretien de la maladie de Crohn est résumée dans les tableaux 1 et 2.
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# Posté le dimanche 29 mars 2009 10:55

maladie de chron

La prise en charge du traitement aigu et d'entretien de la maladie de Crohn est résumée dans les tableaux 1 et 2.
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# Posté le dimanche 29 mars 2009 10:53

la maladie de chron

la maladie de chron
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# Posté le dimanche 29 mars 2009 10:42

definition de la maladie de chron

La maladie de Crohn est une affection inflammatoire chronique pouvant toucher tout le tube digestif avec une prédilection pour l'iléon, le côlon et la région anale.

Son diagnostic repose sur un ensemble des données cliniques, radiologiques, et/ou endoscopiques et histologiques.

Elle peut s'accompagner de manifestations extra-intestinales (articulaires, cutanées, oculaires...). Les principales manifestations cliniques observées au cours des poussées évolutives de la maladie dépendent du siège (grêle, côlon, autre segment digestif) et de l'étendue des lésions. Il s'agit surtout de la diarrhée avec ou sans syndrome dysentérique, des douleurs abdominales parfois de type subocclusif, des manifestations anopérinéales, de l'altération de l'état général avec ou sans fièvre, des manifestations extra-intestinales. Les poussées évolutives peuvent être émaillées de complications, dont certaines peuvent nécessiter une intervention chirurgicale : occlusion, perforation, colectasie, abcès, fistule, manifestations hépato-biliaires.

Maladie décrite précisément dans les années 1930 aux États-Unis par le Docteur B. Crohn (1884-1983), chirurgien à New York au Mount Sinaï Hospital.

Sommaire [masquer]
1 Symptômes
2 Incidence
3 Étiologie
4 Endoscopie
5 Histologie
6 Vidéocapsule
7 Entéroscopie
8 Radiologie
9 Scanner
10 Complications
10.1 à court terme
10.2 risques à long terme
11 Traitement
11.1 Traitement des poussées
11.2 Traitement d'entretien (préventif)
11.3 Chirurgie
11.4 Régime
11.5 La maladie et le tabac
12 Diagnostic différentiel
13 Voir aussi
14 Liens externes



Symptômes
Principalement une diarrhée chronique (plusieurs semaines à plusieurs mois), surtout hydrique et accompagnée fréquemment de douleurs abdominales. On observe souvent une perte de poids (par malabsorbtion). Il n'est pas rare que les poussées soient accompagnées d'un peu de fièvre. Il peut exister des manifestations extra-intestinales, principalement ostéo-articulaires mais aussi hépato-biliaires, oculaires ou cutanées. On utilise un indice d'activité pour savoir si la maladie est en poussée ou non, c'est l'indice de BEST (CDAI pour les anglo-saxons), si ce dernier est inférieur à 150, le patient est en rémission.


Incidence
Plusieurs milliers de nouveaux cas par an (probablement de l'ordre de 3.000 à 4.000). La maladie de Crohn reste une maladie rare. Elle concerne préférentiellement les adolescents et adultes jeunes. On estime à 60.000 le nombre de patients touchés en France en 2005.


Étiologie
Encore en grande partie inconnues. Les dernières hypothèses évoquent une prédisposition génétique (plusieurs gènes identifiés), un facteur déclenchant environnemental (bactérie ?) et la survenue d'une cascade inflammatoire non contrôlée. On est donc en présence d'une maladie multifactorielle au même titre que la rectocolite hémorragique ou la polyarthrite rhumatoïde, autres maladies proches.


Endoscopie
Image endoscopique du colon d'un patient atteint de la maladie.La visualisation directe des lésions est capitale pour affirmer le diagnostic. Les atteintes sont en général diffuses et discontinues, les contours flous. Les zones touchées sont typiquement le colon et les derniers centimètres de l'iléon. Les lésions rencontrées sont un type d'ulcérations, souvent aphtoïdes ou profondes, elles peuvent se présenter sous forme de véritables fissures dans la muqueuse.


Histologie
Dans les biopsies de muqueuse digestive on recherche un granulome epithélioïde. Sa découverte est un argument fort en faveur du diagnostic de la maladie.


Vidéocapsule
C'est une petite caméra vidéo que les patients avalent et qui enregistre les images du tractus digestif. Son principal atout est de pouvoir visualiser l'intestin grêle, en effet ce dernier est inaccessible à l'endoscopie.


Entéroscopie
On peut également explorer l'intestin grêle à l'aide d'un entéroscope (double ballon ou simple ballon). Il s'agit d'un endoscope plus long qu'un coloscope dont la progression est facilitée par un surtube à ballon gonflable. Son intérêt par rapport à la vidéocapsule réside dans la possibilité d'intervenir in situ et surtout de parfaitement localiser les lésions.


Radiologie
Utile pour observer les zones non visibles par endoscopie (en particulier l'intestin grêle). Elle permet de détecter d'éventuelles sténoses (rétrécissements).


Scanner
Plus perfectionné que la simple radio, ce dernier peut aider au diagnostic, particulièrement s'il existe des fistules.


Complications

à court terme
On craint surtout les sténoses, fissures, fistules ou perforations, une colectasie (dilatation toxique du côlon) ou une colite grave (poussée très sévère d'emblée).


risques à long terme
Il existe, après 10 ans d'évolution, une majoration du risque de cancer colo-rectal. Ce risque est surtout important en cas d'atteinte étendue et nécessite une surveillance régulière (coloscopies).


Traitement
Le traitement d'attaque repose surtout sur les corticoïdes de la prednisone par exemple la dose prise et proportionelle au poids de l'individus equivaut a 1mg/kg/jour pour les poussées moyennes et les anti-TNF alpha pour les poussées sévères ou réfractaires. Le traitement préventif se partage entre les salicylés (sulfasalazine ou mésalazine ou la 5-ASA) Cest la l'acide 5- amino salyciles le nom commercial est (pentasa .rowasa .salazoprine) et les immunosuppresseurs.comme l azathioprine la posologie est de 2mg/kg/jour le nom commercial IMUREL


Traitement des poussées
Salicylés pour les poussées minimes.
Corticoïdes pour les poussées modérées à sévères.
Infliximab (immunomodulateur, anti-TNF alpha) ou chirurgie pour les poussées graves ou en cas d'échec des précédents traitements.
Antidépresseurs sérotoninergiques peuvent entrainer un espacement des poussées.

Traitement d'entretien (préventif)
Azathioprine (immunosuppresseur), méthotrexate ou infliximab (Remicade). Lactoferrine (proteine laitière)


Chirurgie
Parfois nécessaire, le plus souvent en dernier recours, après échec des traitements médicaux :

au niveau de l'intestin grêle : en cas de sténose (le plus souvent iléale) ou de fistule
au niveau du colon : en cas de colite aigüe grave ne répondant pas au traitement médical ou compliquée de perforation, d'hémorragie ou de dilatation majeure (mégacôlon toxique)
en cas d'atteinte anopérinéale grave.

Régime
D'un intérêt très discuté, surtout pour la reprise du poids normal et pour éviter les dénutritions. Certains probiotiques pourraient avoir un intérêt. De plus en plus de nutritionnistes préconisent un régime dit hypotoxique ou ancestral[réf. nécessaire] (par exemple la nutrition Seignalet). Il consiste, principalement, a éliminer le gluten, les produits laitiers et les sucres raffinés de l'alimentation du patient atteint de ces troubles intestinaux chroniques. Ce dernier n'a cependant pas été validé par les essais cliniques et peut même présenter un danger pour le malade.


La maladie et le tabac
L'arrêt définitif de toute consommation de tabac est très fortement conseillé. [lire en ligne], [lire en ligne]


Diagnostic différentiel
Le diagnostic différentiel est difficile à faire car la maladie peut avoir, à tort, été étiquetée comme un trouble fonctionnel digestif, intestinal (TFD, TFI ou colopathie fonctionnelle).

On peut confondre facilement rectocolite hémorragique (ne touchant que le côlon) et maladie de Crohn (pouvant toucher tout le tube digestif), toutes deux des formes de Mici (maladie inflammatoire chronique intestinale).

Le diagnostic peut ne pas être porté avec certitude entre ces deux entités lors des premières poussées, on parle alors de colite indéterminée. Dans la plupart des cas, l'évolution de la pathologie et de ses signes cliniques permet, après plusieurs mois ou années, de finir par déterminer avec précision la maladie concernée et donc d'adapter au mieux la stratégie thérapeutique. Il arrive cependant que la colite reste indéterminée, le débat actuel étant de savoir si ce n'est pas une troisième entité des MICI !

# Posté le samedi 12 janvier 2008 08:48